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Précise esquisse, premier jet, premier débroussaillage réfléchi de la partition textuelle, le "Concept Version Pupitre" est réputé comme un outil extrêmement souple de confrontation des textes d’écrivains de théâtre d’aujourd’hui au public.

Il s’agit là d’un objet de recherche, d’expérimentation, très novateur, à l’instar de lectures « mises ou non en espace » d’un genre plus classique. Car en poussant ainsi plus loin la recherche, tout peut arriver au moment crucial de la confrontation au public !

D’instinct, l’artiste metteur en scène trame intimement le spectacle qu’il pourrait tirer de cette partition si on lui en donnait vraiment les moyens. Il s’appuie sur les tempos, les respirations, les silences. Il n’a que peu d’instruments pour habiller ses personnages, révéler quelques idées de son désir de créateur : la voix, des mouvements parcimonieux, de légers accessoires, une économie choisie de déplacements, et, détail primordial, le regard du comédien toujours adressé, offert au public : une aquarelle où la couleur à peine suggérée peut éclater sans contraintes dans l’imaginaire du spectateur.

Les interprètes ont à peine trois jours pour s’emparer de cette matière, de cette multitudes d’indications déterminées. Ils acceptent le principe de cette mise en danger, le metteur en scène aussi. Ce qui en restera sera quintessence.

Le choix d’un musicien sur scène, systématiquement dans chaque version pupitre n’est jamais anodin. Le piano, l’accordéon, le glass armonica, le violon… vont apporter une atmosphère particulière, une rythmique très forte. C’est peut-être le seul élément évident que le metteur en scène voudra bien accorder au spectateur, le trait de crayon bien tranché au milieu de l’esquisse pour contrôler quand-même un peu l’imaginaire du public.

Les coupes ont aussi leur importance car la partition ne peut dépasser une heure trente. Il faut faire des sacrifices, tailler dans la masse, alléger… Il est essentiel pour l’auteur d’entendre son texte par l’écoute de multiples propositions.

La Version Pupitre est une proposition luxueuse… d’aucuns qui en ont fait l’expérience vous le diront.

Il est pour le public un instrument de rêve, de projection jusqu’aux débats qui suivent avec les auteurs ou chacun peut s’exprimer sur le texte et l’orientation prise par cette première esquisse de mise en scène l'oeuvre esquisse

 

 

Pendant une heure trente au Théâtre du Rond-Point, tous les mardis midi, des comédiens vous racontent une histoire, sans mise en scène. Là, vous découvrez gratuitement des textes inédits d’auteurs vivants souvent méconnus. La richesse de ces rencontres tient à leur éclectisme. De l’écriture la plus classique à la plus contemporaine, de la plus tragique à la plus comique, les « mardis midi des textes libres » jouent sur tous les répertoires, sans esprit de chapelle. C’est la surprise. Ils donnent lieu à des « versions pupitre » plus abouties car orchestrées par le metteur en scène Jean-Luc Paliès.

                          (Le Parisien, janvier 2005, Marie-Emmanuelle Galfré)

Le Théâtre contemporain est bien vivant !

Au départ, un constat : les auteurs contemporains ont bien du mal à trouver des producteurs. Comment les révéler ? En proposant « un carrefour des plaisirs partagés », explique Louise Doutreligne, initiatrice de ce concept. Jouée un peu partout dans le monde, cette auteure militante sait de quoi elle parle. Mais l’acteur, même de haute volée, peut-il rester un simple diseur ? Au fil de ses différentes déclinaisons, ces « mardis midi » ont fait bouger le langage scénique et établi des relations originales entre l’acteur et le spectateur. A une époque où le but avoué de certains est de rendre les cerveaux disponibles, quoi de plus beau que ce partage fructueux de l’intelligence et de l’imaginaire ? (...)

L’idée : un orchestre d’acteurs est chargé de faire entendre la parole libre, audacieuse, inédite d’un auteur. Ou la littérature comme art de lecture et non comme art de représentation. Ces œuvres lues en version pupitre ne perdent-elles pas en intensité par rapport à une version théâtrale classique ? La lecture bouleversante de « La Société des Cendres » de Marc Dugowson a balayé toutes nos réticences. Le public s’y presse. A une époque où le but avoué de certains est de rendre les cerveaux disponibles, quoi de plus beau que ce partage fructueux de l’intelligence et de l’imaginaire ?

                                         (A Nous Paris, Mars 2005 Myriem Hajoui)

 

 

Les versions pupitre sont présentées à l'Espace Gérard Philipe de Fontenay-sous-Bois, un lundi par mois à 20h30.

Les textes sont choisis par le comité de lecture des Ecrivains Associés et par le comité de lecture du Rond-Point.

Ces textes vous seront proposés par la compagnie Influenscènes en Versions Pupitre de Jean-Luc Palies.

Nous sommes persuadés que le théâtre, dans cette version au pupitre est une forme en soi et qu'elle permet « d'écouter » le texte en laissant une grande place à l'imaginaire (dixit le public). Le rapport à l'œuvre est différent, dans une relation plus intime, et la rencontre avec l'auteur à l'issue de la lecture donne encore plus de force au texte. Le public, toujours plus nombreux et pour certains très fidèles, perçoit la lecture comme une mise en bouche d'une future création. Avec ces Versions Pupitre, Jean-Luc Paliès introduit quelques éléments de mise en scène, conçus comme des indices pour éclairer une perception du texte.

                       Évelyne Biribin-Geha, Directrice de Fontenay-en-Scènes

 

 

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