LA CASA DE BERNARDA ALBA de Federico Gracia Lorca
Traduction et adaptation de Louise Doutreligne

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Création 1997

 

Mise en scène et scénographie : Jean-Luc Paliès

Avec : Nathalie Adam, Mariana Araoz ou Marcela Obregon, Sarah Bensoussan ou Marie Llano Morgane Lombard, Axel Petersen ou Laurence Blasco, Laura Diez del Corral, Claudine Fiévet, Léonor Galindo-Frot, Marie-Christine Letort ou Rosa Ruiz, Charlotte-Pascale Pose ou Christine Liétot

 

"L’auteur avertit qu’il s’agit pour lui d’un document photographique. Cette idée « d’immobilité d’image » de « cliché » permet de décoller l’anecdote d’origine et convertir cette tension entre LA LOI et LE DESIR en métaphore universelle.

Un travail chorégraphique basé sur un esprit « Flamenco » et les peintures de femmes de Julio Romero de Torres (1874-1930), le maître de Cordoue, traduiront l’exigence des postures et gestes du spectacle avec cette « lenteur rapide » faite de surprises. Ce théâtre met en avant LA FEMME dans toute ses complexités: Les filles, désormais sans père, se positionnent dans le secret, le mensonge ou le défi. La gouvernante qui voit tout, dit tout, tente seule la vérité. Et Bernarda, au bord de la tyrannie domestique, révèle la tragédie d’un fascisme ordinaire qui porte en germe celui qui peut mener aux extrémismes dangereux que nous connaissons malheureusement encore aujourd’hui." (J.L.Paliès)

 

      entre 1997 et 1999

Théâtre Du Balcon Festival d’Avignon, Théâtre Luxembourg de Meaux, Théâtre de Chelles, Le Moulin Du Roc Scène Nationale de Niort, TEP/ Théâtre de l’Est Parisien, Théâtre du Chêne Noir Avignon, Le Gyptis Marseille, La Rotonde Scène Nationale de Sénart, Tournées... 

 

 

Compagnie sous Influence ibérique, Influence c’est une comédienne-auteur et un metteur en scène qui regardent ensemble dans la même direction. Présentée pour la première fois cette traduction était très attendue au Festival... Il fallait rendre la brutalité de la langue, trouver la correspondance en français. Et le travail des comédiennes a été cimenté par une grammaire commune : cours de Flamenco, étude de tableaux de l’époque pour les costumes, pour les attitudes et l’exigence des postures. Tout un travail de fond pour arriver à ce miracle qu’est le duende.

Mitzi Gerber - LE DAUPHINE VAUCLUSE

 

Jean-Luc Paliès, qui met en scène et dirige superbement les actrices, utilise le décor d’un patio de mosaïques, des draps immaculés sèchent à cour, et à jardin le banc de pierre est décoré des mêmes azulejos que la fontaine. Des cruchons de terre y conservent l’eau fraîche. Un chapelet de piments sèche au soleil. Seule note de couleur pour situer cette maison blanche où les femmes sont en noir... Les chants liturgiques de la mort s’opposent aux chants flamenco des fêtes et sérénades, et sous le ciel étoilé d’Avignon la représentation prend une symbolique d’exception.

Danielle Dumas - L’AVANT-SCENE

 

Il faut rendre hommage à cette création qui a su réconcilier le public avec un théâtre à la fois moderne, cultivé, mais simple et populaire. La langue claire et nette de Lorca traduite avec vigueur, humour et poésie par Louise Doutreligne, creuse les silences et transpire de symboles, de métaphores, directement lisibles pour tout un chacun : la montée du fascisme... la destinée des femmes dans les pays d’Orient.... sujets tristement d’actualité. Il fallait voir vendredi soir, dans une salle archi-comble parmi les cinq cents spectateurs, ces deux cent cinquante jeunes présents retenir leur souffle et vivre en direct les émotions de ce spectacle rare, d’une force poétique bouleversante... La qualité de cette attention prouve combien le travail de la Compagnie porte ses fruits.

D. J. LA MARNE

 

Méconnaissable sous le masque de vieillesse et la mantille noire, Louise Doutreligne est une marâtre phénoménale. Passionnée, elle est allée en Andalousie chercher les interjections d’un texte qu’elle a traduit et adapté. Louise Doutreligne et Jean-Luc (à la mise en scène) ont travaillé la musicalité des phrases et pour faire écho à ce huis clos exclusivement féminin, la voix de Camaron se meurt sur les notes d’un orchestre symphonique.

Valérie Simonet - LIBERATION

 

Ce qui est caractéristique chez Lorca, c’est cette atmosphère de mystère, et l’arrivée fracassante des situations poétiquement dramatiques engendrées par un nœud d’intrigue d’autant plus secret qu’il est simple et clair pour le spectateur. C’est dans Bernarda que culminent ces aspects caractéristiques soustendus par un élément brutal : le deuil qui devient le personnage principal et l’absence de l’homme comme un obsédant et nébuleux protagoniste. La présence du mari-père, d’autant plus lourde qu’elle est définitivement absente (par la mort récente) joue fortement, comme une sorte de « commandeur ».

On peut envisager le chagrin fondamental de Bernarda comme le moteur de sa RAGE MISANTHROPIQUE. Les filles, désormais sans père, se positionnent dans le secret, le mensonge ou le défi. Seule la vieille servante, sorte de “chœur antique”, qui voit tout, dit tout, manipule, tente la vérité… Sens profond de l’impermanence des choses, un sentiment de la dignité humaine qui va parfois jusqu’au sang, des passions d’autant plus fortes qu’elles sont plus contenues, tels sont les éléments mêmes de l’âme espagnole et son tragique quotidien.

Didier Gimelez

 

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