LETTRES VÉNITIENNES SECRÈTES DE CASANOVA
de Louise Doutreligne

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Création 2002

 

Il s’agit des lettres que Casanova écrivit en tant qu’indicateur pour l’Inquisition quand, à bout de souffle, il a demandé cette grâce, à sa ville natale, de pouvoir exercer ce métier contre paiement de la dénonciation et rentrer dans sa patrie après dix-huit ans d’exil. Nous le replacerons chez lui à Venise, en compagnie de Francesca, cuisinière, femme de chambre et maîtresse, qu’il abandonnera plus tard avant de s’enfuir au château de Dux. Nous le retrouvons donc à Venise entouré d’un luxe miteux, d’une petite main légèrement veule, n’ayant pour seul refuge que le souvenir de ses folles amours passées avec les jeunes religieuses du couvent de Murano.

 

Mise en scène et décor : Jean-Luc Paliès

Avec : Cyrille Denante, Christine Liétot, Jean-Luc Paliès, Robert Ohniguian

Violon et voix : Magali Paliès

Costumes : Johanna Richard

 

Lecture spectacle au festival de Grignan, Salon de Musique, Château de Champs sur Marne, Centre des Monuments Nationaux, Centre Culturel Le Mée sur Seine, Centre des Bords de Marne /Le Perreux, La Parenthèse Avignon

 

 

Ce n’est pas par hasard qu’il est devenu indicateur de police (l’embarras de ses admirateurs est comique, quand ils essaient de justifier la métamorphose de leur idole, lors de son dernier séjour à Venise) : on ne s’étonnera plus trop qu’il sollicite les inquisiteurs de l’admettre au nombre de leurs “vils suppôts” et qu’il arpente bientôt Venise à longueur de jours et d’années, la démarche faussement désinvolte et le regard fuyant, à la recherche de ragots utiles à leurs Excellences. Écoutez-le se plaindre de l’excès de luxe, de l’immodestie des femmes, de la licence extrême des conversations. Il désigne à la vindicte publique les libraires qui vendent des “récits voluptueux et lubriques” pour exciter les “mauvaises passions engourdies et languissantes”. Ah, l’excellent, le digne homme, qui gagne sa vie à de si honnêtes besognes ! Découvrez-vous, passants : ce long corps qui rase les murailles a jadis contenu une âme turbulente et légère, dont quelques naïfs ont pris les étincelles pour le feu même de la liberté.

Robert ABIRACHED In Casanova ou la dissipation

 

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