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DIALOGUES DE TOLÉRANCE

VIDEO-THEATRE - SALLE RICHELIEU MONTEREAU FAULT-YONNE - 2000

Interaction et confrontation entre vidéo et théâtre... Après un long travail d’approche, cinq groupes
de personnes dialoguent sur le thème de la tolérance devant une caméra. Des réalisations vidéo sont tirées de ces dialogues. Les textes, provenant des montages vidéo sont remis à cinq metteurs en scène qui (sans avoir vu les images) dirigent des comédiens professionnels. Chaque montage vidéo est projeté après l’interprétation théâtrale correspondante durant trois soirées.

 

CONCEPT et REALISATION : Jean-Luc Paliès

Coordination dialogues/vidéo : Vincent Villenave

VIDÉO
Images : Eric Derval
Montage : Joachim Gliem
Régie : Cyrille Denante
Avec la participation des élèves du collège Elsa Triollet Remerciements aux élèves du lycée Malraux

THÉÂTRE
Mises en scène : Annette Benedetti - Théâtre du Confluent, Denis Chabroullet - Théâtre de la Mezzanine, Jean-Louis Mercuzot - Cie de l’Eygurande, Stella Serfaty - Théâtre des Turbulences, Vincent Villenave - Cie Influence
Avec : Nathalie Adam, Isabelle Baudry, David Dewez, Catherine Chevallier, Laurent Claret, Renaud de Manoël, Claudine Fiévet, Jean-Pierre Hutinet, Isabella Keiser, Julie Nancy, Robert Ohniguian, Sophie Parey, Emmanuel Pitois

 

PRISON DE MEAUX / LYCEE BEAUDELAIRE - 1998/1999

Un montage vidéo est réalisé à partir des dialogues entre un groupe de détenus masqués. Le texte de ces dialogues est confié à des élèves du lycée Beaudelaire de Meaux pour une traduction scènique.

Des élèves en BEP Vente du lycée Baudelaire de Meaux travaillent sur les textes originaux des détenus. La compagnie Influence mène pour la troisième fois ce partenariat, avec à chaque fin de saison une présentation gratuite au théâtre Luxembourg. Les élèves présentent leur travail qui comprend la lecture et la théâtralisation de deux dialogues de détenus. Rachid est fier que ses paroles soient étudiées en dehors de la prison : “Ainsi, les jeunes peuvent réfléchir sur notre parcours et voir comment on peut dévier.”

L’évasion derrière les barreaux : On a filmé des dialogues entre détenus sur des thèmes libres. Ils ont parlé de leur famille, de leur enfance et de tolérance. Un second groupe a transcrit les paroles sur papier, puis un troisième a théâtralisé le texte. Jean- Luc Paliès est venu avec Vincent Villenave visionner avec la dizaine de participants le résultat des dix ateliers, un après-midi bilan jalonné de rires et de commentaires frénétiques. La vidéo transpire de l’importance du père. Durant ces deux heures de discussions enflammées, les détenus oublient être dans une prison. “On s’évade, c’est la liberté!”

Valentine Rousseau Le PARISIEN

 

"Le réel est la matière première précieuse. Il est “capturé” ou enregistré, il devient le matériau dramaturgique. L’interprétation et la mise en forme deviennent alors essentielles. Le réel s’introduit dans une dramaturgie fictive pré-établie. Le choc anachronique ainsi produit, (ou effet de réel) apporte le décalage poétique parfois nécessaire. Le Réel matière première incite à l’invention de formes transversales tel que les dialogues vidéo-théâtre : Des chargés d’intervention munis d’un matériel vidéo filment au quotidien tout en suscitant des dialogues sur la cité, les petites anecdotes – entre, si possible, des générations, des métiers ou des ethnies différentes (un jeune et un vieux, un commerçant et un lycéen ou encore entre un gardien d’immeuble et un jeune chômeur...).

Les dialogues ainsi réalisés sont montés pour un film d’environ 10 minutes et ensuite retranscrits par écrit, le dialogue théâtral remis à un metteur en scène et deux comédiens professionnels qui l’interprètent en direct au théâtre. Dans une 3ème phase il s’agit de goûter à la confrontation des deux versions, la « réelle » et la « virtuelle »... à moins que ce ne soit l’inverse... Par cette confrontation entre Vidéo et Théâtre (match improbable entre une discussion et son interprétation sur scène), nous voulons faire découvrir l’essence même du concept. Il s’agit bien entendu (même dans l’insolence ou la dureté de certains propos) de prendre le parti de l’humour. Car comme le disent les amis Georges Buisson et Alain Grasset de La Coupole (inventeurs des Portraits Vidéo-Théâtre) à qui nous devons rendre hommage, “Toutes ces histoires sont vraies ou presque”.

Jean-Luc Paliès - Colloque Théâtre et réalité - Universite de Valencia 2001

 


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